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Les
jouets pour clames font vibrer Paris |
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Une
porte discrète à l'entresol d'un immeuble de la rue de Turbigo
(2e arrondissement). Une pancarte :
Yoba. Une sonnette, rien de plus. De l'autre
côté, Sophie Haftor-Helmerson et
Caroline Weinberg achèvent la mise en
place de leur show-room. Murs blancs,
lumières soignées, on pourrait se croire
chez un créateur de mode. Fondé par ces deux Suédoises, Yoba vend de la lingerie sensuelle. Très sensuelle. Mais aussi des huiles de massage pour jeux intimes et les jouets (godemichés, vibromasseurs) qui
vont avec. Ambiance raffinée, clientèle chic, le
commerce d'objets intimes se
développe à Paris, comme ce fut le cas à
Londres ces dernières années. Depuis octobre, Nathalie Rykiel, fille de Sonia, propose ses « sex-toys » au sous-sol d'une de ses boutiques de
Saint-Ger-main-des-Prés. En avril, c'est la
marque anglaise Myla qui ouvrira un rayon de
lingerie sexy au Bon Marché. « Dans un sex-shop,
entre le décor et les produits proposés, pas
évident pour une femme de se sentir à l'aise,
souligne Caroline. Nous, nous
cherchons à faire comprendre que ces
articles n'ont rien de glauque. » Les
couleurs sont douces, les formes
amusantes. |
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« Nos
clientes ont de 25 à 50 ans, sont avant-gardistes, parfois célibataires,
et n'avaient, pour certaines, jamais eu l'idée d'utiliser ce genre
d'objets », affirme Sophie.
Héritier du
porno chic, popularisé par la série américaine « Sex and the City », le
vibromasseur pourrait devenir le cadeau tendance de 2003. Grégory
Magne |
Yoba propose
aussi des soirées «
présentation de produits à domicile », façon Tupperware. Un concept que
Sophie et Caroline développent en province. Et bientôt, la vente en ligne
: yoba.fr |
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